Humeur

• Lettre ouverte à Disneyland •

Mon cher parc,

La première fois que mes pieds ont touché les pavés de Main Street, j’avais seulement 6 ans (et presque toutes mes dents) et je découvrais le parc avec des étoiles plein les yeux. Aujourd’hui, j’ai 25 ans (et je confirme que j’ai toutes mes dents) et je suis toujours autant émerveillée quand je me promène dans les allées du parc à la recherche de petits détails que mes yeux de rêveuse auraient pu manquer. Alors dis-moi, mon cher parc, pourquoi c’est tant difficile aujourd’hui de clamer haut et fort face aux autres que j’aime te rendre visite ?

« Tu n’as plus rien à découvrir maintenant ! » Et pourtant, si vous saviez. « C’est toujours la même chose » Et pourtant, si vous verriez. « ça te sert à quoi de prendre toujours des photos ? » C’est le moyen d’avoir un souvenir. 

Toutes ces questions, je les entends très souvent … voir trop souvent. Mais j’essaye toujours d’avoir la réponse. Mon cher parc, je ne me lasse jamais de venir te voir même si je dois faire 1h30 de train pour pouvoir enfin franchir tes portes. Car au final, je sais qu’une fois dans les allées de Main Street, j’aurais le sourire aux lèvres même si j’ai des soucis dans la vie. Alors dis-moi, mon cher parc, pourquoi je n’ai jamais pu réaliser mon rêve avec toi ?

« Mais Disney, ce n’est pas un métier ! » Et pourtant, si vous saviez combien il en existe. « Tu es sous payé ! » Et pourtant, on dit que l’argent ne fait pas le bonheur. « Tu te verrais vendre des peluches à longueur de journée ? » Et pourtant, si vous saviez comme j’aime les peluches.

Tu sais, mon cher parc, j’ai assisté au spectacle de Pocahontas et tu sais quoi ? Je me suis mise en tête un jour de réaliser le rêve de devenir danseuse pour toi. Malheureusement, à force d’entendre ce genre de propos, les rêves s’effondrent pour devenir poussière. Alors, je me suis réfugiée dans les bras de quelqu’un que tu connais très bien … Peter Pan. Avec lui, j’ai pu continuer à rêver autant que possible. Alors oui, je ne connais pas ce qui se passe de l’autre côté des palissades. Je ne connais pas les conditions de travail. Mais je sais une chose, c’est qu’apparemment les cast-member sont heureux de l’expérience que tu leur apportes, mon cher parc. Leur métier, c’est de faire rêver les gens. Tu imagines, mon cher parc, ce que ça serait de répondre à ceux qui me demandent dans la vie « que fais-tu ? », je fais rêver les autres … Mais moi, je réponds que je suis comptable. Un métier qui ne fait pas vibrer et qui, je le sais, me rendra un jour malheureuse professionnellement. Tu sais quoi, mon cher parc, je ne perds pas espoir qu’un jour j’arriverais à faire quelque chose j’aime. Mais ce rêve que j’avais, je le laisse aux autres, il a perdu de son éclat.

« Mais … Disney, c’est pour les enfants. » Et pourtant, qui rêve aujourd’hui dans la société actuelle que nous avons, être un adulte ? A toi qui dis ça, je te la pose la question, maintenant ose me répondre que tu ne retrouves pas ton âme d’enfant quand tu mets les pieds dans ce parc que j’aime tant. 

Mon cher parc, sache que je laisserais jamais quiconque dénigrer ce que tu es … ce que tu as apporté aux autres et à moi même … ce que tu mets en oeuvre chaque jour pour faire vivre la magie. Moi, je sais au plus profond de mon cœur que je te serais toujours fidèle et jamais je ne cesserais de venir te rendre visite.
Image hébergée par servimg.com

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